Possibilités Linux avec Wanadoo

I. Introduction

Linux est un système d'exploitation du même rang que Windows95, Windows98, WindowsNT et MacOS ; précisément Linux est un système d'exploitation libre issu de la souche UNIX : c'est à dire un système d'exploitation multi-utilisateur et multi-tâche qui peut être installé sur plusieurs plate-formes différentes (Intel, Apple, DEC Alpha, Sparc, etc ...). Il est conforme à la norme POSIX et peut fonctionner sans problème avec d'autres systèmes d'exploitation comme Apple, Microsoft et Novell. Le système d'exploitation Linux est libre. Il peut être copié et distribué gratuitement. Le code source est également disponible pour tous de la même manière ainsi que tous les outils d'édition emacs et de compilation gcc. Du fait de sa gratuité et de l'accès à l'ensemble de ses sources, Linux est un élément essentiel pour l'enseignement de l'informatique. De plus, Linux a contribué avant Windows au développement de l'Internet de sorte qu' il permet d'intégrer tous les outils de connection au WEB.  Linux n'exclut absolument pas les logiciels Microsoft : Linux cherche plutôt à compléter et à valoriser les produits Microsoft en se posant comme challenger ouvert et gratuit ; de fait, actuellement Linux est presqu'aussi facile à installer que Windows et pousse d'avantage les jeunes au travail même si la part de jeux reste importante.

 Logiciel Libre (Free Software) recouvre plusieurs notions juridiques actuellement controversées. En français logiciel libre ne veut pas dire logiciel gratuit ni même logiciel dont les codes sources sont publics. Dans cette page c'est surtout l'aspect logiciel ouvert dont les sources sont disponibles (Open Source) avec leurs documentations qui est évoqué. Quand quelqu'un veut publier librement et gratuitement ses programmes avec leurs sources, il a intérêt a y associer une déclaration GPL (General Public Licence : voir http://www.april.org/gnu/gpl.html ou en français http://www.april.org/gnu/gpl_french.html  ) de licence générale publique pour ne pas laisser d'autres s'approprier et vendre sa contribution.

LINUX sert actuellement à  l'Université (IMAG), la Recherche Informatique (INRIA), l'Académie de Grenoble et aux instituteurs motivés :
- L'IMAG a besoin d'environnements logiciels libres et complets pour ses enseignements informatiques : http://www.imag.fr
- L'INRIA utilise les environnements logiciels libres et complets pour explorer et développer de nouveaux concepts informatiques : http://www.inria.fr
- L'Académie de Grenoble cherche à rationaliser et automatiser l'administration de ses serveurs d'établissements ; le choix de Linux active une saine synergie avec l'Université : http://www.ac-grenoble.fr/CARMI-Internet/slis/index.html
- L'association OrdiEcole regroupe principalement des instituteurs décidés à promouvoir l'usage de l'informatique à l'école : http://www.ordiecole.asso.fr/

Le centre de gravité des activités Linux en Dauphiné pour la Recherche, l'Enseignement et l'Industrie informatique est l'association GUILDE :
http://www.guilde.asso.fr/

Cette page explique comment se connecter à Wanadoo en environnement Linux elle aborde aussi les problèmes de documentation française, d'environnements et de sécurité ; enfin les perspectives de développement et de déploiement en serveurs familiaux ou PME sont évoqués.

Il est clair que cette page n'explique pas tout Linux ni  même toutes les façons de se connecter à wanadoo sous Linux ; par contre, les hyperliens du rapport devraient permettre d'explorer presque toutes les explications ou solutions présentes sur le WEB.
 

II. Les distributions Linux

Il existe une dizaine de distributions réparties principalement en souches RedHat (américaine), Debian (universitaire et totalement libre FSF) et Suse (européenne d'origine allemande) ; ces distributions diffèrent par l'organisation de leurs répertoires et scripts mais s'appuient tous sur les noyaux Linux produits par l'équipe de Linus Torvalds (http://www.linux.org, http://www.kernel.org)sauf Debian qui propose aussi un nouveau noyau HURD ; les différentiations se font aussi dans l'homogénéisation des documentations dans certaines langues nationales (e.g. Suse pour les Allemands) ou pour l'intégration d'environnements graphiques (e.g. intégration de KDE sur RedHat pour Mandrake): pour se faire une idée des avantages et inconvénients de chaque distribution le mieux est de se réferrer aux comparatifs établis par les passionnés de Linux : http://linux-center.org/fr/distributions/distrib-comparisons/index.html.
J'ai essayé RedHat, Debian et Mandrake ; la distribution la plus facile à installer pour un débutant est Mandrake.
En résumé quelques sites intéressants de distributions : (voir http://www.linux.org)
Debian (parrainé par la FSF) : http://www.debian.org
RedHat : http://www.redhat.com  et surtout pour les francophones http://www.linux-kheops.com
Slackware : http://www.cdrom.com (extrêmement répandue)
LinuxPPC : http://www.linuxppc.org (pour les PowerPC, MacIntosh ...).
MkLinux : http://www.mklinux.apple.com (pour les MacIntosh ...).
Mandrake : http://www.linux-mandrake.com (intégration de KDE dans RedHat).
S.u.S.E. : http://www.suse.com (à conseiller aux germanistes).
Eurielec : http://www.etsit.upm.es/~eurielec (pour les hispaniques).
Conectiva : http://www.conectiva.com.br (pour les brésiliens).
Yggdrasil : http://www.yggdrasil.com (Plug and Play Linux : Linux facile qui reconnaît votre architecture et vous configure et connecte rapidement).

Linux  fonctionne sur la plupart des plateformes matérielles, néanmoins il faut vérifier que les pilotes (drivers) existent pour chacun des éléments de la machine et qu'ils fonctionnent correctement (il arrive une fois sur dix qu'il faille aller chercher les sources du pilote, les recompiler et intégrer les modules au système (c'est le même problème que les DLL sous Windows)). Les listes de compatibilité matérielles sont tenues à jour sur les sites de documentation Linux et en particulier dans /usr/doc/HOWTO/Hardware-HOWTO ; les compléments d'information sont à trouver sur les sites des distributions et par les moteurs de recherche ; les fabricants de matériels parlent très rarement des pilotes Linux , ainsi pour installer Linux sur un portable Toshiba il vaut mieux chercher directement sur http://www.yahoo.com ou sur http://www.deja.com.

En pratique, les deux principaux écueils sont la configuration de la carte graphique pour le serveur X puis l'accès au réseau (ethernet, modem, RNIS, câble, ADSL ...).
Une autre contrainte de Linux qui déroute un peu les habitués de Windows95 au départ est l'usage obligatoire d'un compte : le compte le plus important est le compte administrateur root dont il ne faut pas oublier le mot de passe.

III. Les Environnements graphiques et bureautiques

L'accès aux environnements bureautiques se fait normalement par un serveur X : c'est un environnement de fenêtres graphique développé par le MIT dans les années 80 pour les systèmes UNIX  (cf. http://www.x.org/about_x.htm) ; L'environnement X de Linux est maintenu par le projet XFree86 (http://www.XFree86.org) ; avec l'accès au réseau, la configuration graphique est une étape souvent délicate ; il faut surtout connaître sa carte graphique (modèle, mémoire ...) et son moniteur (fréquences de balayage) pour choisir les pilotes qui conviennent (SVGA, S3 ,...) puis mettre au point le fichier de configuration /etc/X11/XF86Config (l'outil XF86Setup n'est pas toujours suffisant pour trouver le meilleur affichage, il faut retoucher le fichier XF86Config) : bien que les FAQ déconseillent formellement de recopier les fichiers XF86Config, pour une même version de XFree86 et une même carte graphique, après avoir installé le pilote correspondant, la recopie peut faire gagner beaucoup de temps.

Au dessus de la couche X il y a plusieurs systèmes d'administration de fenêtres qui permettent de retrouver plus ou moins commodément tous les outils et applications ; pour ne rappeler que les plus connus (cf. comparatif en http://www.PLiG.org/xwinman/index.html):
Un des plus léger et rapide s'inspirant de NeXTSTEP (MacIntosh): WindowMaker : http://www.windowmaker.org/
Un des premiers à ergonomie Windows95 : fvwm95 : ftp://mitac11.uia.ac.be/html-test/fvwm95.html
L'ergonomie NeXTSTEP (MacIntosh) s'appuyant sur fvwm et s'intégrant maintenant à GNOME: AfterStep : http://www.afterstep.org/
Le plus complet (mais lourd pour les anciennes machines): KDE (K Desktop Environment): http://www.kde.org/
Le plus prometteur : GNOME (GNU Network Object Model Environment): http://www.gnome.org/

Pour trouver toute sortes d'applications linux en dehors des principales distribution voir : http://www.linuxapps.com.
Les principales suites bureautiques du marché sont :
Applixware : http://www.applix.com/appware/linux/index.htm
Corel (WordPerfect 8) : http://linux.corel.com/
StarOffice (StarOffice 5.1): http://www.stardivision.de/ qui est diffusé gratuitement par SUN http://www.sun.com/staroffice.
Applixware et StarOffice peuvent importer les formats word, excel et powerpoint de la suite Microsoft Office.

L'interphonie IP est disponible et bientôt la téléphonie ; en attendant le minitel est un outil bureautique accessible sous linux : http://www.linux-kheops.com/pub/xtel/
 

IV. Connexion Wanadoo sous Linux

Comme d'habitude sous Linux il est préférable d'avoir lu le NET-3-HOWTO, PPP-HOWTO, PPP-FAQ, Serial-HOWTO et man pppd ...
Il existe de nombreuses documentations qui sont souvent trop détaillées ou incomplètes voire les deux, parmi les meilleures en français :
http://www.linux-france.org/article/connex/ est sans conteste la plus complète actuellement.
http://www.nfrance.com/intmodem.html
http://www.freenix.org/unix/linux/HOWTO/NET-3-HOWTO.html

Voici quelques mots sur les connexions par modems externes RTC et RNIS par seulement deux méthodes indépendantes des distributions et des environnements bureautiques. Les connexions par modems externes passent toutes par un port série dont les protocoles sont bien établis.

IV.1. Connexion par scripts rustiques

La connexion à Wanadoo se fait par le protocole de liaison point à point PPP défini dans la RFC1661. La méthode la plus rustique s'appuie sur les service (démon) pppd et l'utilitaire de dialogue série chat propres à toutes les distributions Linux, une bonne explication est donnée par Fred Pesch en http://www.linux-kheops.com/doc/config/ppp/pesch/ppp.htm
Voici pratiquement les scripts utilisés dans le répertoire /etc d'une distribution RedHat 5.2 avec un modem externe RNIS Djinn Internet Numéris modèle KORTEX NUMERIS 288 EXTERNE  ( fti/ABcDE12 et ABcDE12 sont respectivement l'identifiant et le mot de passe de connexion fictifs pris pour l'exemple) :

/etc/hosts :

127.0.0.1            localhost localhost.localdomain
193.252.19.3         wanadoo

/etc/host.conf :

order hosts,bind
multi on

/etc/resolv.conf :

search wanadoo.fr
nameserver 193.252.19.3

/etc/ppp/options :

lock
user fti/ABcDE12
remotename wanadoo

/etc/ppp/pap-secrets :

# Secrets for authentication using PAP
# client        server  secret                  IP addresses
fti/ABcDE12     wanadoo aBcdEf1g

/etc/ppp/peers/provider :

/dev/modem
115200
crtscts
defaultroute
ipcp-accept-local
user fti/ABcDE12
connect '/usr/sbin/chat -v -f /etc/ppp/peers/chat-provider'
noauth

/etc/ppp/peers/chat-provider :

ABORT "NO CARRIER"
ABORT "NO DIALTONE"
ABORT "ERROR"
ABORT "NO ANSWER"
ABORT "BUSY"
"" "AT&F"
OK "AT&O8Q0&C1&D2&K0"
OK "ATDT0836019301((8"
CONNECT

Pour se connecter il suffit de taper (la syntaxe est décrite dans le manuel pppd (taper man pppd) et repose sur le fait que le script provider se trouve dans le répertoire /etc/ppp/peers) : pppd call provider
Ce qui peut être mis sous forme de bouton connexion à wanadoo sur un bureau KDE.
Pour arrêter la connexion nous avons utilisé la méthode rustique mais néanmoins efficace deplorée par Fred Pesh :
killall pppd ce qui peut également être mis en bouton de déconnexion sur le bureau KDE ; les traces de connexion-déconnexion laissées par le démon pppd dans le fichier /var/log/messages sont aussi propres que celles obtenues avec ezppp.

Les scripts donnés sont légèrement redondants et présentent des trous de sécurité dans la mesure où les mots de passe apparaissent en clair et ne se servent pas de mécanismes d'encryptage (e.g. encryptage des mots de passe des comptes utilisateurs visibles dans /etc/passwd (ce mécanisme ne conviendrait d'ailleurs que si les identifiants étaient communiqués cryptés aux fournisseurs d'accès)).
L'inconvénient de cette méthode est de ne pas savoir quand on est connecté et combien de temps on est resté connecté (à moins de scruter le fichier /var/log/messages ).
Il faut aussi vérifier que le lien symbolique /dev/modem est bien déclaré sur le bon port série qui peut être /dev/cua0 ou /dev/cua1 (actuellement /dev/ttyS0 et /dev/ttyS1 avec les derniers noyaux Linux ):
cd /dev
ln -s cua0 modem
ls -l modem
lrwxrwxrwx   1 root     root            4 avr 30 00:34 /dev/modem -> cua0

ou avec les derniers noyaux 2.2 :
cd /dev
ln -s ttyS0 modem
ls -l modem
lrwxrwxrwx   1 root     root            4 avr 30 00:34 /dev/modem -> ttyS0

La connexion PPP impose de bien s'informer sur les codes HAYES (séquences AT&F, ATZ, ATDT...) que comprend le modem employé. Il est donc indispensable de disposer de la brochure technique du modem. Attention certains modems comme les WinModem ne sont pas compatibles HAYES et les distributions Linux n'offrent pas de solution (cf. /usr/doc/HOWTO/Hardware-HOWTO) ; chercher des réponses à ses problèmes sur le WEB reste toujours un bon réflexe.
On peut retrouver certaines séquences HAYES standard sur le WEB : http://www.shiva.com/prod/ccl/generic.html

III.1. Connexion par utilitaire graphique

L'autre méthode adaptée à toutes les distributions (sur i386 et Dec-Alpha) consiste à installer un utilitaire de connexion comme ezppp (i.e. easy ppp ou ppp facile) :
La méthode est bien décrite par Jacques Gangloff et  Eric Santonacci en http://www.linux-kheops.com/doc/config/ppp/santonac/linux.htm ; néanmoins les explications données imposent de traduire d'abord la documentation anglaise de ezppp puis de suivre les explications d'adaptation à wanadoo, aussi voici groupées en un seul document toutes les opérations d'installation avec rectification du nommage actuel des ports série (ttyS* remplace cua* avec les nouveaux noyaux Linux 2.2) :
  1. Télécharger ezppp (il tient sur une disquette) en http://www.serv.net/~cameron/ezppp/
  2. Entrer sous le compte root et rapatrier ezppp soit d'une partition windows, soit d'une disquette montées en vfat.
  3. Décompresser le fichier : gzip -dc ezppp-1.0B9-i386-static.tar.gz | tar xvf -
  4. Placer le répertoire ezppp au niveau de netscape par exemple : mv ezppp-1.0B9 /usr/local/ezppp
  5. Pour donner accès au modem à tous les utilisateurs du PC faire :
    1. cd /dev
    2. ln -s ttyS0 modem (i.e. ttyS0 si le modem est sur COM1, ttyS1 s'il est sur COM2 ...)
    3. chmod 666 /dev/ttyS0 (i.e. ttySx correspondant au branchement COMx du modem)
    4. chmod 666 /etc/resolv.conf
    5. chown root.root /usr/sbin/pppd
    6. chmod +s /usr/sbin/pppd
  6. L'authentification Wanadoo utilise le protocole PAP :
    1. /etc/ppp/options :

      lock
      user fti/ABcDE12
      remotename wanadoo

      /etc/ppp/pap-secrets :

      # Secrets for authentication using PAP
      # client        server  secret                  IP addresses
      fti/ABcDE12     wanadoo aBcdEf1g

Configurer ezppp :


puis pour la partie dialogue au modem (dans ce cas un Olitec 14400) :

Configurer netscape :

Sans oublier comme pour la version Netscape sous Windows95 d'activer dans le menu Advanced/Proxies la première option : "Direct connection to the internet".
 

IV.2. Les autres façons de se connecter

Le plan est un peu bancale parce que les possibilités ne cessent de se diversifier et que les problèmes de connexions peuvent être gérés à la fois par les distributions Linux, les environnements bureautiques ou les applications de navigation : Les autres possibilités de connexion que nous n'avons pas pu expérimenter sont le câble et l'ADSL, heureusement des passionnés de Linux ont déjà trouvé comment se connecter.
La meilleure synthèse actuelle des modes de connexion est sur le site de linux-france :
http://www.linux-france.org/article/connex/ . Toutes ces méthodes de connexion tendent à se simpliflier et se standardiser dans des utilitaires graphiques qui prennent en charge simultanément toute l'administration de la machine : le projet gnome (http://www.gnome.org/) est en train de simplifier tous ces aspects d'ergonomie graphique avec l'utilitaire linuxconf.

IV.3. Navigation, Création, téléchargement de pages WEB et administration de sites WEB

Le navigateur principal de Linux (fourni par la plupart des distributions) est netscape (communicator) ; le mieux est quand même de télécharger la dernière version à partir d'un des sites mirroir http://www.netscape.com et de l'installer sur sa machine, là où il le propose, en /usr/local/.
En même temps que la navigation hypertexte classique, les plugins prennent de plus en plus d'importance pour transformer les navigateurs en outils de télédiffusion radio et presque télévision ou programmation répartie ; les plugins disponibles sous linux sont actuellement toujours un peu en retard par rapport à ceux de Windows, néanmoins l'essentiel existe :
Shockwave et Flash Player pour les explications de Wanadoo : http://www.macromedia.com/software/downloads/
RealPlayer de RealNetworks pour les journaux télévisés et archives vidéo de France2 (http://www.france2.fr): http://www.real.com/products/player/index.html?src=dlbutton_all
Java pour la programmation répartie, le site phare de Java pour Linux : http://www.blackdown.org/

Netscape Communicator contient en fait un éditeur de page WEB netscape composer qui convient bien à la plupart des usages courants.

Pour le téléchargement, les indications données dans le guide de survie Wanadoo fonctionnent heureusement toujours avec netscape ; dans la fenêtre des URL il suffit de taper :
ftp//login:password@perso-ftp.wanadoo.fr
Les fichiers de page perso sont alors visibles dans la fenêtre du navigateur montés en répertoire /pub.

Toujours pour le téléchargement, l'équivalent actuel de CuteFTP (Windows) et Fetch (MacIntosh) est FileRunner (tous les paquetages RedHat homologués sont disponibles en http://fr.rpmfind.net/linux/RPM/FByName.html). FileRunner sert en plus commodément de gestionnaire de fichiers (FileManager).

Toutes sortes d'outils WEB linux (administration de sites, éditeurs HTML, XML, conversions ...) sont disponibles en : http://www.linuxapps.com .

En fait, Linux a été optimisé comme serveur et toutes les distributions proposent le serveur WEB Apache (http://www.apache.org/); en conséquence, toutes les machines linux sont potentiellement des serveur WEB.

V. La Sureté, la Sécurité et la Disponibilité

V.1. Les virus

Un des arguments majeurs d'installer Linux chez soi est d'échapper aux virus : aucun virus ne frappe actuellement les applications Linux et même s'il y en avait ils seraient différents de ceux des systèmes Windows et MacIntosh et auraient peu de chance de sévir simultanément, de sorte que les machines qui possèdent les 2 systèmes d'exploitation restent toujours utilisables.
De se point de vue, le dispositif multiboot LILO (LInux LOader) améliore la disponibilité des calculateurs : ce dispositif permet de lancer les calculateurs avec le système d'exploitation que l'on veut (comme on veut au démarrage ou redémarrage), de plus Linux peut lire et donc récupérer toutes les données Windows parce qu'il reconnaît tous les formats d'enregistrement sur disque (FAT16, FAT32, NTFS ...).

V.2. Les gestions de compte

L'administration de compte est incontournable, elle commence par la maîtrise du compte administrateur root dont il faut éviter de perdre le mot de passe ; ensuite, il faut, si possible, créer un compte par utilisateur ou type d'utilisateur : chaque utilisateur possède un répertoire personnel qu'il est commode de placer en /home/utilisateur (où utilisateur est le nom de l'utilisateur).
Les utilisateurs peuvent choisir l'administration de fenêtre qu'ils préfèrent (kde, gnome, afterstep, windowmaker ...) et la configurer comme ils l'entendent. L'administrateur root doit ouvrir les droits d'accès aux ressources de la machine (essentiellement le réseau, le lecteur de disquette et le lecteur de CDROM).
Il faut savoir qu'il est possible de booter linux à partir de disquettes ou CDROM et d'accéder à toutes les ressources du système en temps qu'administrateur root ; le fichier le plus sensible /etc/passwd peut alors être bricolé pour ajouter ou modifier des comptes.

V.3. Intrusions, erreurs et sauvegardes

Linux est un peu l'école des hackeurs ; le plus souvent ils s'en tiennent à vérifier qu'ils peuvent entrer sur vos machines (no hack for money), certaines de leurs opérations peuvent toutefois être désagréables voire malveillantes.
Linux comme UNIX et WINDOWS est un monde ouvert relativement vulnérable au piratage ; toute la sécurité repose sur les outils choisis par l'administrateur et sur le sérieux des utilisateurs : autant dire qu'aucune distribution grand public n'est actuellement véritablement prévue pour résister aux attaques qui touchent aux codes d'accès aux serveurs et autres fichiers personnels (comptes bancaires, agendas, carnets d'adresse, courriers d'affaires, documents médicaux ...) ; en fait tous les outils existent et il suffirait de les assembler.
Face aux destructions de données consécutives à des intrusions, défaillances ou erreurs, la prudence exige comme pour tout système informatique de bien penser à faire des sauvegardes ; les sauvegardes ne sont pas exemptes d'erreurs et il ne faut pas attendre d'en avoir besoin pour vérifier qu'elles fonctionnent.

VI. Les besoins en Serveurs Familiaux, associatifs ou PME

VI.1. Imprimantes, accès réseaux, bureautique et serveurs WEB

La vie en communauté nécessite le partage d'informations et de ressources ; sur ce créneau déjà bien couvert pour les entreprises, Linux possède plus de 17% du marché. Une machine dépassée (486 DX 66 ...) reconfigurée sous Linux peut parfaitement être utilisée pour le partage de ressources réseau, impression, fichiers à l'échelle d'une famille, d'une association ou d'une PME. Les postes clients Windows peuvent parfaitement accéder aux ressources partagées de Linux sous serveur SAMBA.

VI.2. Visiophonie et Webcam

Les outils existent pour partager l'image en visiophonie ou Webcams sur des réseaux de machines Linux.

VII. Glossaire

C'est un petit glossaire de confort pour les néophytes de l'Internet ; comme le vocabulaire Internet s'enrichit quotidiennement il est préférable d'interroger les glossaires du WEB ou les moteurs de recherche : http://webopedia.internet.com/

VIII. Dépannages divers

Pour modifier une partition FAT16 de Windows sans perdre son contenu afin de récupérer de la place pour une partition Linux on peut utiliser PartitionMagic de PowerQuest (http://www.powerquest.com/) ; il doit exister des équivalents logiciels libre sur le WEB ou dans les distributions LINUX.

Pour détruire le boot LILO en cas de désinstallation de LINUX ; taper dans une fenêtre MSDOS (i.e. sous Windows) :
FDISK /MBR
LILO sauvegarde normalement le secteur d'amorçage (MBR : Master Boot Record) de 512 octets qu'il modifie ; en cas d'erreur avec LILO il ne faut pas se précipiter trop vite à tout réinstaller mais vérifier avec une disquette d'amorçage linux s'il n'est pas possible de récupérer l'ancien secteur d'amorçage et de le recopier au bon endroit avec la commande dd (c'est assez bien expliqué dans la Bible LINUX de Micro-Application).

Pour formatter une disquette adaptée au système de fichiers ext2 de Linux :
mke2fs -i 2000 /dev/fd0

Pour lire une partition FAT16 ou une disquette formattée DOS avec les noms longs de Windows95 :
mount -v -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy

Pour formatter très rapidement une disquette en msdos sous linux :
mformat a:
C'est 4 fois plus rapide que sous windows et ça marche !

Pour passer en mode multi-utilisateur et autoriser les autres à ouvrir des fenêtres graphiques dans sa session X :
xhost +
avec positionnement éventuel de la variable d'environnement DISPLAY en local :
export DISPLAY=:0.0
(Attention la syntaxe bash en réseau local est export DISPLAY=123.123.123.123:0.0 (où 123.123.123.123 est le numéro IP de la machine locale obtenu par ifconfig -a)).

Pour rechercher rapidement un fichier ou un répertoire sur tous les disques et partitions montés sous Linux :
construire l'index global en tapant updatedb puis lancer les recherches en tapant locate fichier où fichier peut être n'importe quelle portion du nom du fichier recherché.

Pour savoir quelle est la tâche qui accapare le plus les ressources de votre calculateur tapez top.
 

IX. Conclusion, remerciements et autres liens

Nous ne saurions suffisamment remercier tous les passionnés de Linux qui ont bénévolement documenté et publié leurs travaux et synthèses d'expériences.

Il y a beaucoup de sites de conseils informatiques, Wanadoo en encourage plusieurs :
"Aide Internet" de Jean-Claude Frachon : http://perso.wanadoo.fr/jura.speleo/internet/
"Software Help" de Jérémie Huchet http://perso.wanadoo.fr/j.huchet/

Saluons au passage nos amis du Québec qui nous offrent un site francophone magnifique sur Linux :
http://www.linux-quebec.org/index.html

L'information est très abondante donc redondante ; linux est autodocumenté avec ses manuels (voir la commande man) et ses notices d'utilisation (HOWTO) placés dans le répertoire /usr/doc ; ces informations ne sont pas toujours suffisantes et il est nécessaire de rechercher des compléments sur le WEB ou simplement de disposer d'ouvrages bien écrits ; la mise à jour et la traduction des documentations est un gros travail qui réclame des volontaires : si vous les utilisez, n'hésitez pas aussi à contribuer ne serait ce qu'à la correction des erreurs que vous constatez (les auteurs laissent toujours une adresse électronique dans les documents).
La bible LINUX, Administration - Réseaux TCP/IP, Programmation, 1999, Micro-Application. (favorablement critiqué dans LINUX Magazine France).
LINUX Magazine France : http://www.ed-diamond.fr (site en construction décrit actuellement les diverses publications).
LINUX Journal : http://www.linuxjournal.com (site américain professionnel).

Enfin si vous voulez essayer Linux sans l'installer procurez vous le CDROM demolinux : http://www.demolinux.org/

J'ai écrit cette page parce que mes enfants et leurs camarades ont besoin de Linux pour apprendre l'informatique.
Je ne vois pas de meilleur moyen pour organiser à terme le partage des ressources d'impression, de connexion à l'internet et d'accès aux données avec un parc hétérogène de calculateurs à la maison comme dans les associations.
Cette page me sert à retrouver les pricipaux sites de mise à jour des composants Linux et d'autres logiciels libres.
Je suis intéressé par toutes les bonnes adresses de logiciels libres.

Mise à jour du samedi 27 novembre 1999.
N'hésitez pas à m'écrire : mailto:aime.vareille@wanadoo.fr